Master en ingénieur civil des constructions à l'ULg

Luc Courard

Ingénieur des constructions : une formation, le choix de son métier

Qu'il s'agisse du viaduc de Millau, de la gare des Guillemins ou du tunnel sous la Manche, aucun de ces ouvrages n’aurait pu voir le jour sans les apports décisifs, la maitrise et la créativité technique d’ingénieurs des constructions. Parmi eux: les ingénieurs diplômés de l’Université de Liège dont de nombreux recrutés par des entreprises de renommée mondiale.

 

Les ingénieurs des constructions interviennent (i) au niveau du bureau d’étude, qui conçoit et dimensionne, (ii) dans  les entreprises de constructions, pour organiser et diriger des chantiers de complexité croissante et (iii) chez le maitre d’œuvre, pour définir les besoins,  suivre les commandes,  entretenir les ouvrages sur le long terme.

 

Certains choisissent également de créer leur propre entreprise.

 

Vous envisagez l’ULg pour vous former dans ce domaine ? Vous y êtes déjà étudiant ? Vous décrocherez un emploi avant même l’obtention de votre diplôme ou tout juste après : 100% de nos diplômés sont engagés dans les six mois !

 

Construire un monde plus durable

L’objectif de la formation des ingénieurs civils des constructions est double :

  • vous doter d’une «boîte à outils» performante pour comprendre les techniques de génie civil les plus complexes
  • faire de vous des professionnels créatifs et pleinement conscients de votre interaction avec le milieu naturel et humain.

 

La formation des ingénieurs civils des constructions poursuit un double objectif :

  • vous doter d’une «boîte à outils» performante pour comprendre les techniques de génie civil les plus complexes
  • faire de vous des professionnels créatifs et pleinement conscients de votre interaction avec le milieu naturel et humain.

 

Pour ce faire, l’ULg forme des acteurs responsables, menant des projets respectueux de l’environnement tant naturel qu’humain, concevant des ouvrages durables et contribuant à maintenir et réparer le patrimoine existant.

 

Du bachelier au master : une approche progressive

Dès le 1er cycle - le bachelier ingénieur civil orientation générale - vous pouvez opter pour une option majeure en Constructions. Celle–ci est consacrée à l’acquisition de compétences spécifiques fondamentales (mécanique des matériaux, des solides, des sols et hydraulique), qui vont vous permettre de développer des compétences en statique des constructions, béton armé et constructions métalliques.

 

Le second cycle - le master ingénieur civil des constructions 120 crédits - vous permet de vous spécialiser. Il s’articule autour de :

  • la connaissance et le comportement de la matière (sol, eau, béton armé et précontraint, acier, bois, matières plastiques, etc.)
  • les écoulements (hydrologie)
  • leur utilisation pratique dans l’analyse et la conception des superstructures (ponts, viaducs, bâtiments de grande hauteur) et d’infrastructures (ouvrages géotechniques, ports, voies navigables, barrages, réseaux de distribution, champ éoliens, etc.).

 

Deux finalités (30 crédits) sont proposées - civil engineering et urban and environmental engineering – dont la plupart des cours sont donnés en anglais.

 

Le projet au cœur de la formation

Occupant plus de 40% du programme, les projets permettent une mise en pratique et une approche des métiers dès le début du cursus. Depuis le matériau, en passant par les éléments de construction (poutres, colonnes, dalles, etc.) jusqu’à la structure complexe (tour de télécommunication, tunnel ferroviaire, plate-forme off-shore, etc.), les situations de projets sont très proches de celles que vous rencontrerez dans votre vie professionnelle.

 

Occupant plus de 40% du programme, les projets permettent une mise en pratique et une approche des métiers dès le début du cursus. Depuis le matériau, en passant par les éléments de construction (poutres, colonnes, dalles, etc.) jusqu’à la structure complexe (tour de télécommunication, tunnel ferroviaire, plate-forme off-shore, etc.), les situations de projets sont très proches de celles que vous rencontrerez dans votre vie professionnelle.

 

Menés en étroite collaboration avec le monde de l’entreprise, les bureaux d’études et l’administration, ils visent à vous amener à concevoir, calculer et réaliser des routes, des fondations, des barrages, des ponts, des bâtiments ou encore des stations d’épuration.

 

Le projet final de master intègre l’ensemble des connaissances acquises sur une problématique nouvelle, complexe et sociétale (construction d’un bâtiment pour maison de repos, réhabilitation d’anciens sites industriels, aménagements urbains, etc.).

 

Un exemple parmi de nombreux autres : Woody Wood Pocker, un projet-défi sur le thème des conscructions en bois, réunissant les bacheliers ingénieurs architectes et ingénieurs des constructions.

 

Une collaboration permanente avec le monde de l’entreprise

À travers des conférences, des visites de chantiers et d’entreprises, une participation régulière à des expertises, etc., vous serez en relation permanente avec votre futur environnement professionnel. De nombreux ingénieurs interviennent dans les projets et assurent un complément important de la formation, notamment au niveau de la gestion et la planification des travaux, de la prise en compte des prescrits légaux et des lois des marchés publics et de l’interaction des constructions avec l’environnement.

 

Le stage obligatoire de minimum 4 semaines réalisé en cours du second cycle constitue également une opportunité unique de vous frotter réellement au métier. Dans des sociétés telles que Galère, le bureau d'études Greisch ou au SPW, vous enfilerez ainsi vos bottes sur un chantier et vous endosserez  le rôle de l’ingénieur de bureau d’études ou de responsable de projet dans une administration publique.

 

Pour innover : l’ULg

L’innovation fait partie de la marque de fabrique de l’ingénieur civil et spécifiquement de l’ingénieur civil des constructions de l’Université de Liège.

 

Étudier expérimentalement et numériquement le comportement à long terme des déchets dans un centre d'enfouissement technique, optimiser le processus de montage des éoliennes off-shore, comprendre le comportement de bateaux à la dérive, étudier le comportement au feu d’un bâtiment, etc. sont autant de sujets que vous pouvez traiter lors de votre travail de fin d’études.

 

Plus qu’un projet pédagogique, votre mémoire vous permet de contribuer à améliorer les connaissances et à optimiser matériaux et ouvrages d’art. Vous contribuerez ainsi à économiser les ressources naturelles ou encore à mieux intégrer les ouvrages dans leur environnement naturel ou urbain.

 

Vous voulez réaliser un rêve ou développer vos propres idées ? C’est possible aussi dans le cadre du mémoire ! Gilles Poysat, un étudiant sportif de haut-niveau (aviron) a ainsi calculé, fabriqué et testé sur le canal expérimental de l’université un canoë en béton.

 

Apprendre, tester et expérimenter dans des laboratoires de pointe

10 laboratoires reconnus internationalement participent à votre formation. Matériaux naturels, sols, matières plastiques et bitumes, acier et béton sont analysés, testés, poussés jusque la rupture par les étudiants dans le cadre des travaux pratiques.

 

Grâce à la construction de modèles réduits, vous observez, mesurez puis modélisez l’écoulement de l’eau dans les barrages, les écluses et les rivières. Vous analysez  la déformation des sols dans lesquels seront stockés des déchets nucléaires ou encore l’évolution des bétons en contact avec l’eau de mer. De nombreux travaux de fin d’études sont également réalisés au sein des laboratoires, ce qui est unique en Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

Du modèle à la modélisation informatique

Grâce aux équipes de chercheurs qui vous entourent, vous serez capable de passer de l’essai en laboratoire ou du calcul analytique à la représentation modélisée du comportement des matériaux et des structures.

 

Analyser le comportement d’un pont permet ensuite de le représenter sous format informatique pour lui faire subir toute une série de tortures (passage d’un convoi exceptionnel, augmentation brusque de la température, tempête de neige, etc.) et prévoir son comportement dans de telles circonstances exceptionnelles. Cette spécificité liégeoise a permis à nos étudiants de trouver un emploi dans de nombreux bureaux d’études, pour lesquels l’utilisation de ces techniques est indispensable dans la construction de grands ouvrages.

 

Une formation ouverte sur le monde et reconnue à l’international

Effectuer un séjour à l’étranger et obtenir ainsi un double diplôme ? Les possibilités offertes sont multiples !

 

La section des ingénieurs civils des constructions a construit des collaborations fortes et sélectives avec quelques grands centres universitaires :

  • U. Bologna (organisation d'une co-diplomation)
  • U. Valencia
  • RWTH Aachen
  • U. Laval à Québec
  • EM Alès, UTCB Bucarest
  • TU/e Eindhoven)

 

De plus, le programme ERASMUS MUNDUS SUSCOS permet également l’obtention du diplôme d’ingénieur civil des constructions au terme de séjours de longue durée dans deux autres universités européennes. La formation a obtenu le label EURACE ainsi que l’accréditation par la CTi (Commission des Titres d’ingénieur, France).