Mardi 28 mars: Evénement de lancement du projet VALDEM

28/03/2017

Plus d’une tonne par an et par habitant en Europe, 5 millions de tonnes en Wallonie : les déchets de construction et de démolition (et en particulier les inertes) représentent une masse considérable dans nos pays. Une masse dont une part importante est peu ou pas valorisée. Pour des raisons de rentabilité, de lourdeur administrative, des raisons techniques aussi. Ou tout simplement parce que la filière de valorisation de ces déchets ne fonctionne pas de manière optimale.

 

Pour faire sauter ces verrous, notamment technologiques, mais pas seulement, le Centre Terre & Pierre (CTP) pilote le projet transfrontalier (Wallonie, Flandre, Hauts de France) VALDEM. Doté d’un budget de 3,55 millions d’euros, ce projet qui s’achèvera en 2020, vise notamment en la mise au point d’une unité mobile de traitement des déchets capable de séparer, directement sur chantier, les différentes fractions utiles.

 

Ce projet s'appuie sur le savoir-faire de l’INISMa (Mons) et de l’Université de Liège (avec comme académiques responsables les Professeurs Luc Courard et Angélique Léonard), côté Belge. Du côté Français, ce sont l’Ecole Nationale Supérieure Mines Telecom (Douai), le Cd2e, pôle d’excellence des éco-activités (Nord-Pas-de-Calais) et l’entreprise Neo-Eco Recycling (Haubourdin) qui sont à la manœuvre.

 

Pour améliorer la rentabilité du recyclage, l’un des objectifs du projet, qui a démarré en juillet dernier, est la mise au point d’une unité mobile de traitement des déchets capable de séparer, directement surchantier, les différentes fractions utiles.

 

Ce projet permettra également de produire des flux homogènes de matériaux qui alimenteront la phase de développement d’applications (ouverture à de nouvelles filières de valorisation, amélioration de la valeur ajoutée du flux traité,…). Les nouveaux matériaux seront alors soumis à des tests de validation technique adaptés à l’application visée et garantissant un accès aux marchés. La validation sociétale de l’entièreté des procédés sera confirmée par une analyse de cycle de vie.

 

L’objectif est de démontrer la transférabilité des résultats obtenus vers le monde industriel et de créer des opportunités permettant à celui-ci de développer de nouvelles activités. Les centres associés au projet vont également mettre en place une veille législative transfrontalière permettant de mettre en lumière les éventuels freins rencontrés par le secteur et d’y apporter des solutions.

 

Deux recherches doctorales en cotutelle entre l'ULg et l'IMT Lille-Douai sont menées dans le cadre de ce projet : (i) la première, menée par Ch. Colman, concerne l'impact du gypse sur les propriétés mécaniques du béton à base de granulats recyclés et (ii) la deuxième, menée par K. Bouarroudj, consiste en une étude étude de la formulation et des propriétés de bétons auto-compactants à base de fines de recyclage.